SOBICAIN

Centro Bíblico San Pablo

SOBICAIN / Centro Bíblico San Pablo

La Bible des Peuples

N’imitez pas les maîtres de la Loi

1 Alors Jésus fit ce discours à la foule et à ses disciples :

2 “Les maîtres de la Loi et les Pharisiens se sont faits les interprètes de Moïse. 3 Faites et observez tout ce qu’ils vous disent, mais ne faites pas comme ils font, car ils disent et ne font pas.

4 Ils préparent de lourdes charges, et ils vous les mettent sur les épaules ; mais eux-mêmes ne bougeraient pas un doigt pour les remuer. 5 Tout ce qu’ils font, ils le font pour être vus des hommes : voyez ces larges citations de l’Ecriture fixées à leur front, et ces longues franges à leurs manteaux ! 6 Ils aiment les premières places dans les repas, les premiers fauteuils à la synagogue 7 et les salutations sur la place ; ils aiment que les gens les appellent Maître.

8 Mais vous, n’acceptez pas qu’on vous appelle Maître, car vous n’avez qu’un Maître, et vous êtes tous frères. 9 Ne donnez à personne sur cette terre le titre de Père, car vous n’avez qu’un Père, celui du ciel. 10 N’acceptez pas qu’on vous appelle Guide, car seul le Christ est votre Guide.

11 Que le plus grand d’entre vous soit votre serviteur. 12 Car celui qui s’élève sera abaissé et celui qui s’humilie sera élevé.”

Sept malédictions contre les Pharisiens

13 “Malheur à vous, gens de la Loi et Pharisiens hypocrites ! Vous fermez aux autres le Royaume des Cieux ; vous-mêmes n’y entrez pas, et quand un autre est sur le point d’y entrer, vous l’en empêchez !

(14) 15 Malheur à vous, gens de la Loi et Pharisiens hypocrites ! Vous parcourez la terre et les mers pour recruter un prosélyte, et quand il l’est devenu, vous en faites un candidat à l’enfer deux fois pire que vous !

16 Malheur à vous, guides aveugles ! Vous dites : Si quelqu’un jure par le Sanctuaire, le serment n’oblige pas ; mais si on a prêté serment sur l’or du Sanctuaire, on est tenu. 17 Aveugles sans cervelle ! Quel est le plus grand : l’or, ou le sanctuaire qui rend sacré cet or ? 18 Et vous dites : Si l’on jure sur l’autel, le serment est nul ; mais si l’on jure sur l’offrande dépo sée sur l’autel, on est obligé. 19 Aveugles ! Quel est le plus grand : l’offrande, ou l’autel qui rend sacrée cette offrande ?

20 Celui qui jure par l’autel, jure par l’autel et par tout ce qu’il y a dessus. 21 Celui qui jure par le Sanctuaire, jure par le Sanctuaire et par celui qui l’habite. 22 Et celui qui jure par le ciel, jure par le trône de Dieu et par celui qui y siège.

23 Malheur à vous, maîtres de la Loi et Pharisiens hypocrites ! Vous payez la dîme jusque sur la menthe, l’anis et le cumin, mais vous oubliez ce qui a le plus de poids dans la Loi : la justice, la miséricorde et la foi ! Là sont les œuvres à faire, sans pour autant oublier le reste. 24 Guides aveugles, vous filtrez le moustique et vous avalez le chameau !

25 Malheur à vous, maîtres de la Loi et Pharisiens hypocrites ! Vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais l’intérieur s’est rempli par les abus et la convoitise. 26 Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur du plat, et l’extérieur aussi sera pur.

27 Malheur à vous, maîtres de la Loi et Pharisiens hypocrites ! Vous ressemblez à des tombes qu’on a passées à la chaux : elles se présentent bien à l’extérieur, mais à l’intérieur ce ne sont qu’ossements de morts, des choses impures. 28 Vous aussi, à l’extérieur les gens vous voient comme des hommes justes ; mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de choses condamnables.

29 Malheur à vous, maîtres de la Loi et Pharisiens hypocrites ! Vous construisez des monuments pour les prophètes et vous ornez les tombeaux des hommes justes ; 30 et vous dites : Si nous avions vécu au temps de nos pères, nous n’aurions pas versé le sang des prophètes comme ils l’ont fait.

31 Vous reconnaissez donc que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. 32 Faites comme vos pères et comblez la mesure !

33 Serpents, race de vipères, comment échapperez-vous au jugement de l’enfer ? 34 Maintenant je vous envoie des prophètes, des sages et des maîtres de la Loi, mais vous en tuerez et mettrez en croix, vous fouetterez les autres dans vos synagogues et vous les poursuivrez de ville en ville.

35 A la fin, c’est tout le sang innocent répandu sur cette terre qui retombera sur vous, depuis le sang d’Abel, le juste, jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le sanctuaire et l’autel. 36 En vérité, je vous le dis, tout cela retombera sur cette génération.

37 Jérusalem ! Jérusalem ! toi qui assassines les prophètes et reçois à coups de pierres ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme l’oiseau rassemble ses petits sous ses ailes ! Mais vous n’avez pas voulu. 38 Vous resterez avec votre Maison ! 39 Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.”

  • Evangile selon Saint Marc 12,37
  • Evangile selon Saint Luc 20,45
  • Evangile selon Saint Matthieu 20,26
  • Evangile selon Saint Marc 10,43
  • Evangile selon Saint Luc 11,39
  • Evangile selon Saint Marc 12,38
  • Lettre aux Romains 2,17
  • Evangile selon Saint Luc 11,37
  • Evangile selon Saint Marc 12,38
  • Evangile selon Saint Luc 20,46
  • Evangile selon Saint Matthieu 11,30
  • Evangile selon Saint Luc 11,46
  • Evangile selon Saint Matthieu 6,1
  • Les Nombres 15,38
  • Evangile selon Saint Luc 14,7
  • Evangile selon Saint Matthieu 20,20
  • Evangile selon Saint Marc 10,35
  • Evangile selon Saint Luc 22,24
  • Evangile selon Saint Marc 9,35
  • Evangile selon Saint Luc 12,50
  • Evangile selon Saint Matthieu 20,26
  • Evangile selon Saint Luc 14,7
  • Evangile selon Saint Luc 14,1
  • Evangile selon Saint Matthieu 1,52
  • Evangile selon Saint Luc 22,26
  • Livre de Job 22,29
  • Le Livre des Proverbes 29,23
  • Ezéquiel 21,31
  • Evangile selon Saint Luc 14,11
  • Evangile selon Saint Matthieu 5,33
  • Evangile selon Saint Matthieu 5,38
  • Evangile selon Saint Luc 6,29
  • Evangile selon Saint Matthieu 15,14
  • Lettre aux Romains 2,19
  • L´Exode 29,37
  • Evangile selon Saint Matthieu 5,33
  • Le Lévitique 27,30
  • Michée 6,8
  • Livre D´Amos 5,21
  • Evangile selon Saint Marc 7,4
  • Actes des Apôtres 23,3
  • Evangile selon Saint Luc 16,15
  • Actes des Apôtres 7,52
  • Evangile selon Saint Luc 3,7
  • Premier Lettre aux Thessaloniciens 2,15
  • Evangile selon Saint Matthieu 10,23
  • Evangile selon Saint Matthieu 27,25
  • Genêse 4,8
  • Lettre aux Hébreux 11,4
  • L´Apocalypse 16,6
  • Evangile selon Saint Luc 13,34
  • Jérémie 7,14
  • Premier livre des Rois 9,7
  • Tobie 14,4
  • Ezéquiel 11,23
  • Evangile selon Saint Marc 11,10
  • Les Psaumes 118,25
Mt 23,1

Pour ce discours, voir en Mc 13.

Le discours qui suit adopte le style et les images des apocalypses (voir ce mot dans le Lexique). Ce n’est pas par hasard que cette littérature s’est développée durant les deux siècles antérieurs à la venue de Jésus ; dans ces temps de crise on voulait savoir où allait le monde et comment se réaliseraient les promesses de Dieu à son peuple.

2. La réponse de Jésus ne visait pas la fin des temps, mais pour les disciples, une catastrophe où disparaîtrait le Temple ne pouvait être que le prélude d’une intervention de Dieu qui mettrait fin au monde présent. Ils interrogent donc sur la date et sur les signes.

La prophétie de Jésus donne très peu de détails : on n’en trouve jamais beaucoup dans les prophéties authentiques. Elle précise les points suivants :

– la présente génération sera témoin de la destruction du Temple mais ce ne sera pas la fin des temps ; pour les communautés chrétiennes, ce sera un temps de persécution.

– cette crise sera une étape décisive de la venue du royaume de Dieu, le passage d’une foi vécue par une minorité en Palestine à un évangile prêché dans le monde entier.

– il y aura une venue glorieuse de Jésus, Christ-Messie, mais dans un futur totalement indéterminé ; ce ne sera pas seulement un tournant de l’histoire mais le temps de la résurrection.

Il ne faudra pas oublier que Matthieu a inclus dans ce discours des paroles de Jésus prononcées en diverses occasions, de là de petites incohérences et des obscurités.

3. Assis sur le versant du Mont des Oliviers, les disciples dominent le Temple qui couronne l’autre versant de la vallée.

6. Ces troubles vont durer des années avant la grande épreuve qui sera la guerre des Romains contre les révoltés juifs de Palestine.

14. Le vrai signe, celui qui importe dans le plan de Dieu, c’est l’Évangile déjà proclamé dans le monde entier, c’est-à-dire en fait, dans les pays qu’on connaissait alors (Ac 13,47).

Mt 23,2

Ici commence l’annonce de l’invasion romaine et du siège de Jérusalem. Une annonce, non une description.

L’abomination du dévastateur. En Dn 9,27 et 12,11 cette prophétie désignait l’idole installée dans le Temple par les envahisseurs en l’an 167 avant notre ère. Matthieu écrit après des révoltes au cours desquelles les légions ont introduit dans la ville sainte leurs enseignes païennes, et il invite ses lecteurs à adapter un peu les paroles de Daniel.

26. Le contraste entre les tentatives de libération humaine des faux messies et la venue du Fils de l’Homme sert de transition pour passer au paragraphe suivant relatif à sa venue à la fin des temps. Jésus en montre le caractère universel, voire cosmique, dans les versets 29-31.

30. Il faut comprendre : “apparaîtra, signe unique, le Fils de l’Homme”, comme en Lc 11.30.

Toutes les races de la terre... Voir Za 12,12 y Ap 1,7. Elles se reconnaissent coupables d’avoir blessé le Sauveur et rejeté l’Évangile.

Avec puissance et grande gloire. “La Puissance et la Gloire” est une des façons de nommer Dieu. Il enverra ses anges : ce sont les anges de Dieu, et de même ses élus sont en fait les élus de Dieu.

32. Discerner les signes des temps (Lc 12,54) : une série de faits peut indiquer qu’on est entré dans une nouvelle étape de l’histoire.

33. Les signes précédents (tout cela, toute l’affaire de la destruction de Jérusalem), indiquent autre chose qui échappe au regard : la venue du royaume de Dieu (Luc le précise en 21,31).

36. Le jour, sans plus, est le jour du Jugement (jour de Yahvé en Am 5 y So 1,5). L’heure est celle prévue dans les desseins éternels de Dieu.

Pas même le Fils : Jésus sauvegarde le mystère des décisions du Père. C’est ici le seul endroit de l’Évangile où Jésus est appelé “le Fils” sans plus (comme en Heb 1). Sa personnalité divine ne l’a pas empêché de “prendre la condition de servi-teur” (Fil 2,6), avec les limitations et les ignorances qui en résultent.

Les livres prophétiques de la Bible présentaient les événements comme des jugements de Dieu au cours de l’histoire, et cette suite de jugements devait aboutir au dernier et définitif qui clôturera le monde présent. Matthieu semble distinguer ici deux étapes majeures, et c’est le moment où s’ébauche la vision chrétienne de l’histoire. Voir les notes de Lc 17,22 et 21,15.

40. La comparaison des deux hommes (et des deux femmes) travaillant côte à côte signifie que ce jugement ne séparera pas un peuple bon et croyant d’autres peuples mauvais et mécréants, mais qu’il séparera ceux-là même qui vivaient côte à côte, certains allant vers le Seigneur, d’autres à la condamnation.

Mt 23,13

Les invitations à la vigilance de 24,37-51 trouvent ici leur continuation normale, même si on ne parle plus de la ruine de Jérusalem ni de la fin du monde.

Dans ce chapitre Matthieu nous donne les trois grandes orientations d’une vie vraiment chrétienne. Les trois paraboles vont nous parler de fidélité, de travail et d’attention aux petits.

La première, celle des “dix vierges”, comme dit le texte grec, est la plus belle parabole de la fidélité. Les dix, selon la coutume, attendent à la nuit le marié pour l’introduire à la maison de l’épouse. Ces quelques mots nous situent dans un monde à la fois joyeux et tendu dans l’attente.

L’époux, le mot ultime dans la série des titres et des images que la Bible applique à Dieu. C’est ainsi qu’il veut être accueilli et c’est avec de tels sentiments qu’il nous recevra pour nous introduire dans le monde où tout est vrai ; mais c’est le Dieu fait chair en Jésus.

L’époux est en retard, ce qui ne devrait étonner personne. L’épouse, on n’en parle pas : peut-être découvriront-elles, à la fin, qu’il n’y en avait pas d’autre qu’elles-mêmes.

5. Elles s’endorment. Une fois le soleil couché, tout est noir et “l’on ne peut plus rien faire” (Jn 9,4). Ce n’est plus un travail qu’on attend d’elles, mais la fidélité du cœur (Ct 5,2).

Les exclues n’ont rien fait de mal, mais elles n’ont pas prévu comme font ceux qui craignent de perdre leur trésor. Le premier amour (Ap 2,4) n’était pas assez ; maintenant, même si l’on ouvre la porte aux attardées pour le lunch et les danses, ce sera la fin d’un rêve auquel elles avaient cru un moment.

Certains diront que Matthieu a placé ici cette parabole à l’intention des premiers chrétiens, car, après avoir attendu le retour du Christ, ils voyaient que rien ne venait. Erreur ! Jésus s’adresse aux croyants de tous les temps pour qui, un jour ou l’autre, la fidélité se fait pesante : “Je ne savais pas alors à quoi je m’engageais”. C’est là qu’est la grandeur de la fidélité. On ne peut pas le savoir d’avance ; donner sa main à Dieu est un saut dans l’Inconnu.

À ceux qu’il a choisis, Dieu demande avant tout fidélité et persévérance, deux denrées bien rares dans le monde, et c’est par elles que nous sommes lumière.

Mt 23,29

Toute la culture biblique a misé sur le travail, et en cela elle a préparé l’avenir de l’Occident. Le chrétien ne sera pas un travailleur moins obstiné que le patriarche Jacob.

Le talent correspondait à quelque trente kilos de métal précieux. La parabole de Jésus a donné au mot le sens qu’il a aujourd’hui.

Serviteur fidèle : “sur qui on peut compter”. Aucun terme du vocabulaire religieux dans cette parabole, Dieu mesure la façon dont on a mis en valeur ses talents, et le péché, c’est d’avoir gardé pour soi ce qu’on avait reçu. La péché entre autres des sociétés décadentes où il est devenu habituel de consommer ce qu’on a reçu : la formation humaine et morale qu’on ne transmettra pas, les bienfaits d’une famille où les parents ont su se sacrifier pour leurs enfants, et peut-être la Parole de Dieu qu’on devait mettre en œuvre pour réaliser son grand dessein sur le monde.

24. Le maître, dit-on, n’a ni semé ni engagé. Deux images sont ici jointes : la première est prise de la vie du cultivateur, la seconde, des opérations de banque.

28. Le talent doit produire en tout état de cause. Le jeu de Dieu à travers sa création exprime quelque chose de sa nature éternelle, et il ne peut échouer. Déjà sont écrits, non seulement le terme qui est la réunion de tout dans le Christ, mais aussi, les grandes lignes. Certaines figures exceptionnelles sont l’objet d’un choix de Dieu “dès le sein de leur mère” parce que leur rôle est un élément indiscutable du plan, et elles ne manqueront pas d’accomplir leur tâche.

Cependant le plan de Dieu ne supprime en rien la liberté humaine. Bien des occasions se présentent de risquer et d’entreprendre, et souvent nous avons peur de nous mettre en avant : “Je ne suis pas le plus qualifié”. – Mais si ceux qui sont qualifiés n’ont pas bougé ? Alors, reprenez-leur le talent et donnez-le à un autre.

Mt 23,37

Cette troisième parabole indique la troisième orientation d’une vie tendue vers la venue du Seigneur : l’attention aux petits.

D’abord, plusieurs révélations sur la porte de l’éternité. Celui qui occupe le trône de la Gloire divine est Jésus glorifié ; la résurrection n’est pas réservée, comme on le croyait alors, aux Israélites, toutes les nations sont là devant lui ; aucune différence n’est faite entre croyants et non-croyants, et l’on ne parle pas des “fils d’Abraham” comme il était normal de le faire en un tel décor.

Jésus a dépassé les perspectives étroites des croyants juifs ou chrétiens qui se voyaient comme une minorité au sein d’une multitude, “les na tions”, prête à les dévorer. Tous ceux qui ont partagé le destin commun des hommes, sans con naître le Christ, seront jugés par lui. En réalité, il ne les a jamais abandonnés, mais il a placé à côté d’eux “ces petits qui sont ses frères” pour le représenter.

32. La parabole part de ce qu’on observe quotidiennement en Palestine : les chèvres sont de couleur café et toutes se groupent à la file, les brebis sont blanches et elles se mettent en file à part. Dans la Bible, les brebis sont traditionnellement le troupeau de Yahvé, quant aux boucs, ils ont mauvaise réputation (Lv 16,5 ; 17,7 ; Is 13,21 ; 34,14).

34. Le jugement est à la fois individuel et collectif. Les actes individuels qu’on va citer ont construit une histoire. Le plan de Dieu se réalise à travers les actes fraternels ordinaires sans lesquels il n’y aurait ni hommes ni civilisation.

Prenez possession du Royaume. Il n’y a pas symétrie entre la sentence concernant les bons et celle des mauvais. Pour la première, le Royaume est à la fois le prix de leurs œuvres et la réalisation du plan de Dieu qui, dans l’éternité, leur a préparé le chemin grâce auquel ils seraient justifiés : Ep 1,5 ; 2,10. Par contre le feu éternel n’est pas inscrit dans l’éternité et n’est que la conséquence du péché des anges.

40. Ce qui frappe d’abord, c’est la façon dont Jésus s’identifie aux petits qui sont ses frères. Ailleurs, dans l’évangile, c’est toujours aux croyants qu’il s’identifie, et ils sont ses frères. Ici pourtant, le contexte montre la fin des classifications en croyants et non croyants. Dans l’autre monde, le privilège des chrétiens qui sur terre étaient frères du Christ a disparu, et tous sont reconnus par lui pareillement.

Pour un de ces petits. Jésus parle du prochain, qu’il soit ami ou ennemi. Il ne parle pas de servir la communauté ou une classe ou une nation en général. Nous nous servons souvent de ces termes pour exclure un groupe de personnes qui n’appartiennent pas à notre nation ou à notre parti. Par contre, ceux qui aiment vraiment reconnaissent leurs frères et sœurs sans attacher grande importance à ces étiquettes : ce sont les personnes qui existent et qui vivent pour Dieu.

41. Ceux qui vont au feu éternel ne sont pas de grands criminels : nous y allons tous, puisque Jésus envoie à l’enfer nos fautes quotidiennes. Comprenons qu’il s’agit d’une parabole, Jésus veut nous secouer, il ne décrit pas ce qui aura lieu.

Sachant que c’est une parabole et qu’elle ne prétend pas tout dire, on ne s’enfermera pas dans la routine des personnes qui semblent ne connaître que ce texte de l’Évangile et qui le citent à chaque instant comme s’il suffisait “d’être solidaire” pour avoir accompli la mission du chrétien.

Les non chrétiens ont fait leur chemin sur terre selon les directives que leurs croyances et leur conscience leur traçaient : Dieu seul sait ce qu’il voulait de chacun d’eux. Mais le chrétien avait le devoir d’aimer de la façon que Jésus aime, ce qui est très différent. Les chrétiens seraient infidèles à leur mission s’ils se limitaient à parler d’aide, de logements, etc... et s’ils oubliaient ce qui est Vie pour l’humanité : d’abord la Parole de Dieu, la connaissance et l’amour de leur Seigneur.

46. Il y a quelque chose qui nous choque aujourd’hui dans cette division des hommes entre bons et mauvais : elle nous apparaît comme une vue périmée. Voir à ce sujet les notes en Mt 13,40 et 13,50.

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